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exposition virtuelle 2017

LE RÊVE AMÉRICAIN DES KENNEDY ET DES FITZGERALD

Chronologie illustrée des grands moments de la vie de John F. Kennedy

L'élégance,le charisme, le dynamisme du futur président 

JOHN FITZGERALD KENNEDY

ont pour racines deux personnalités hors du commun:

ROSE FITZGERALD

ET

JOSEPH KENNEDY

Considéré comme l'un des hommes les plus riches et les plus influents des États-Unis, JOSEPH KENNEDY donne à ses neufs enfants une éducation basée sur le courage, l'honneur, le travail et la volonté de ne jamais céder!

Joseph Patrick Kennedy est né le 6 septembre 1888 à Boston. Ses parents étaient Mary Augusta Hickey (1857-1923) et Patrick Joseph " P. J." Kennedy (1858-1929), un tavernier important et membre local du Parti démocrate. Après avoir obtenu son diplôme de l'université Harvard en 1912, il épousa Rose Fitzgerald, la fille de John F. Fitzgerald, maire démocrate de Boston. Ensemble, ils eurent neuf enfants : Joseph Patrick Kennedy ,Jr., le futur président John F. Kennedy, Rosemary Kennedy, Kathleen Kennedy, Eunice Kennedy, Patricia Kennedy, Robert Francis Kennedy, Jean Kennedy et Edward Moore Kennedy.
Kennedy était un homme d'affaires prospère dont les activités couvrirent la construction de bateaux, la banque, le cinéma (la RKO), et la bourse. Il multiplia notamment sa fortune grâce à certaines méthodes, alors légales, qui consistaient à acheter en masse un titre pour faire gonfler son cours et le revendre avant l'éclatement de la bulle. Certains attribuent à cette pratique une partie de la responsabilité dans le krach de 1929 qui fut le point de départ de la Grande Dépression.
Au niveau politique national, Kennedy fit ses premières armes en soutenant Franklin Delano Roosevelt dans sa campagne pour la présidence en 1932, soutien dont il fut récompensé par la nomination à la tête de la Securities and Exchange Commission.
En 1938, il fut nommé ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni. D'origine irlandaise, Kennedy avait peu de sympathie pour l'Angleterre. Au contraire, il voyait d'un œil favorable le mouvement America First dirigé par Charles Lindbergh, et d'autres activistes qui ne souhaitaient pas de guerre avec l'Allemagne d'Adolf Hitler. Il soutenait donc une politique isolationniste des États-Unis et appuyait la politique d'apaisement vis-à-vis d'Hitler de Neville Chamberlain. Discrédité à Londres et à Washington, il démissionna de son poste en 1940, par suite de son opposition à la décision de Roosevelt d'impliquer le pays dans la Seconde Guerre mondiale.
Kennedy nourrissait de grands espoirs politiques pour ses fils. Il destinait son fils aîné, Joseph Patrick Kennedy Jr., à devenir le premier président catholique des États-Unis. Mais Joseph Jr. fut tué au cours d'une mission aérienne pendant la guerre, et tous ses espoirs se reportèrent alors sur John, qui remporta l'élection présidentielle en 1960.

À trois ans, John est traité pour la scarlatine. Il reste hospitalisé deux mois à Boston. Fragile, maigre, John souffre de malaises réguliers, ce qui inquiète beaucoup sa mère, Rose. Elle le fait suivre très régulièrement par les meilleurs médecins. Elle veille avec vigilance à tous ses menus car son estomac ne supporte pratiquement rien. Il se nourrit essentiellement de légumes bouillis et de lait dont il fait une forte consommation.

Rose Elizabeth Fitzgerald Kennedy,

(22 juillet 1890 dans le North End (Boston) - 22 janvier 1995) était l'épouse de Joseph Patrick Kennedy et la mère du président John Fitzgerald Kennedy

Issue de la bourgeoisie de Boston dont son père fut maire, elle reçut une bonne éducation et voyagea très tôt en Europe. Elle se maria avec Joseph Kennedy en octobre 1914 et ils fondèrent ensemble une famille très influente dans la politique des États-Unis. Plusieurs de leurs enfants firent de la politique (selon les vœux du patriarche).

La famille fondait initialement ses espoirs d'atteindre la présidence des États-Unis sur Joseph ,Jr. mais celui-ci mourut au front avant d'atteindre la trentaine, ce fut donc vers le second, John Fitzgerald Kennedy, que la famille concentra ses projets politiques.

En 1951, le pape Pie XII l'éleva à la dignité de comtesse pontificale ad personam en reconnaissance pour « son exemplarité familiale et pour ses nombreuses actions philanthropiques ».

Rose Kennedy mourut d'une pneumonie à l'âge de 104 ans. Elle avait survécu à quatre de ses enfants.

Malgré ses problèmes de santé, JFK connaît une scolarité relativement normale. Féru d'Anglais et d'Histoire, sportif accompli, il est perçu par ses professeurs comme intelligent, quoique se reposant sur ses acquis- ce qui explique ses résultat plutôt médiocres-, et d'un caractère plutôt individualiste.

À l'école secondaire Choote Rosemary Hall, une des meilleures écoles privées à Wallingford, Connecticut où son frère aîné Joseph Patrick Kennedy Jr. l'a précédé, John manque pourtant de se faire renvoyer. La raison en est ce fameux "Muckers Club" créé par JFK et ses compagnons dont le but était de rivaliser d'imagination en se moquant au maximum des règles de l'institution.

Ambassadeur des Etats-Unis en Angleterre, son père lui offre une excellente éducation.
En septembre 1935, il intègre la London School of Economics sous la supervision du professeur Laski, mais doit interrompre ses études, car il est atteint de jaunisse. Il intègre ensuite l'université de Princeton mais doit de nouveau interrompre ses études après seulement six semaines, et se fait hospitaliser à l'hôpital Brigham de Boston où les médecins diagnostiquent une possible agranulocytose ou leucémie. L'année suivante, en septembre 1936, il intègre Harvard. Ses principales matières sont l'économie, l'histoire et la politique américaine. 
Quand son père s'installe à Londres, il visite l'Europe, en particulier l'Allemagne nazie, et profite d'un « nègre4 » pour rédiger son mémoire de fin d'études sur Neville Chamberlain et la participation britannique aux accords de Munich. Son mémoire est reçu avec mention et grâce au soutien financier de son père, est publié avec une introduction de Henry Luce, sous le titre "Pourquoi l'Angleterre dormait." À 23 ans, Kennedy est ainsi l'auteur d'un relatif succès de librairie qui semble le destiner au journalisme. Son père est alors déconsidéré par sa position favorable à la négociation avec Hitler. Ce livre permet à son fils de paraître comme favorable à l'entrée en guerre des États-Unis.

Malgré leur fortune colossale, les kennedy restent à part dans l'univers feutré de Boston. rarement invités et souvent dénigrés par les riches familles protestantes du Massachusetts, ils ont l'habitude de vivre en autarcie. Traité d'opportuniste, Joseph déplaît aux familles conservatrices et prospères.

En 1942, en dépit de ses efforts, les résultats scolaires de Bobby sont mauvais. Joseph le place à la Milton Academy. Bobby chnage pour la sixième fois d'établissement. Il vit très mal cette nouvelle épreuve.

En avril 1943, le lieutenant John F Kennedy est nommé commandant du lance-torpilles PT 109 chargé d'empêcher les convois de ravitaillement des contre-torpilleurs japonais. Dans la nuit du 1er au 2 août 1943, au large des îles Salomon, son navire est attaqué par un destroyer nippon.

Le PT 109 est éventré; deux membres de l'équipage périssent. Après plusieurs heures de nage, Kennedy parvient à mener les onez rescapés sains et saufs sur un îlot du Pacifique. De là, il lance un appel à l'aide et charge deux indigènes de prévenir la base américaine la plus proche.

Ce fait de guerre héroïque lui vaut plusieurs distinctions honorifiques dont la médaille de la Navy et celle du Corps des Marines.

En faisant de Kennedy un héros de guerre, l'épisode du PT 109 a incontestablement contribué au triomphe de sa carrière politique. En effet, un des articles paru dans le Reader's Digest a même été reproduit et distribué aux futurs électeurs lors de la campagne de 1946 pour la Chambre des Représentants. En 1961, l'année même où Kennedy accède àla Présidence des USA, paraît un ouvrage décrivant la dramatique aventure du lance-torpilles. Ainsi naissait la légende de Kennedy!

JOSEPH PATRICK KENNEDY JR. était destiné à devenir le président des USA

Né le 25 juillet 1915 à Brookline (Massachusetts), il est le premier enfant de Joseph Patrick Kennedy ,Sr. et Rose Fitzgerald. Kennedy

Surnommé « Joe Jr », il est un brillant étudiant en droit à Harvard, et il est dès son plus jeune âge « programmé » par son père pour devenir un jour président des États-Unis. En 1940, il décroche un siège de délégué du Massachusetts à la convention nationale du Parti démocrate.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, alors que son cadet (John Fitzgerald Kennedy, le futur président) vient de se distinguer pour ses faits d'armes dans le Pacifique. Joe Jr se porte volontaire pour participer à une mission expérimentale dont l'une des finalités est la destruction du V3, un canon géant devant tirer en continu des obus de 15 cm vers l'Angleterre.  Le 12 août 1944, Joseph Kennedy Jr décolle à 17 h 52 à bord d'un B-24 Liberator pour une mission expérimentale pour laquelle il s'était porté volontaire, l'« opération Anvil »; le but est d'envoyer un bombardier télécommandé s'écraser avec une importante charge explosive contre une cible, mais le décollage doit être effectué par un pilote et un copilote qui sautent ensuite en parachute au-dessus de l'Angleterre). Vers 18 h 20, alors qu'il se prépare à évacuer l'appareil comme prévu, son avion, transformé en bombe volante  explose au-dessus de Blythburgh (Angleterre).

Sa mort prématurée poussera son père à revoir ses ambitions pour son frère cadet John, jusque là jeune homme plutôt dilettante et qui s'orientait vers une carrière de journaliste.

Jack Kennedy and Joe Kennedy Jr


Joseph Kennedy Junior, le patriarche Joseph Kennedy et John Fitzgerald Kennedy,

                                                               Juillet 1938.

Les débuts en politique

En 1946, Kennedy brigue le siège de Boston à la Chambre des représentants. C'est un Kennedy mal assuré et timide qui sera pourtant élu sans problème et même réélu en 1948 et 1950. Il critiquera la politique étrangère en mettant en avant la faiblesse de l'administration fédérale face à la menace communiste.

Le 22 avril 1946 JOHN FITZGERALD KENNEDY se présente à sa première campagne politique sous l'oeil bineveillant de son grand-père et de son père. La machine électorale Kennedy est en route vers la victoire, en Novembre 1960

Le 18 juin, John Fitzgerald Kennedy est élu face aux neuf autres candidats démocrates avec 22 183 voix. Il reçoit l'investiture du parti démocrate pour la 11e circonscription de Boston.

Le New York  Times et le magazine Time saluent la personnalité dynamique de JFK en première page. Boston American publie un papier quotidien sur la campagne et le programme de JFK.

Les résultats électoraux sont sans appel: 69 093 voix pour JFK contre 26 007

À vingt-neuf ans, très bel homme, riche et désormais influent dans le milieu politique, JFK commence sa carrière à la chambre des représentants à Washington DC et poursuit ses multiples conquêtes avec imprudence. Le FBI, sous les directives expresses de son directeur, J.E. Hoover, classe discrètement une à une ses aventures. Un dossier qui servira sans doute plus tard, car la presse politique est unanime: JFK ne s'arrêtera pas à la chambre des représentants.

LA CAMPAGNE SÉNATORIALE DU MASSACHUSSETS

Mainteant que les dés sont jetés depuis son élection à la chambre dez représentants, JFK poursuit son chemin vers la Maison Blanche. John est décidé à briguer le poste de sénateur du Massachusetts.

John est un diplomate né, tandis que Bobby, son frère n'arrondit jamais les angles. Il est obstiné et se fait beaucoup d'ennemis dans la capitale. John séduit les rédactions par son charisme et sa beauté, mais Bobby refuse les interviews des magazines people car il les trouve sans intérêt.

Le parti démocrate n'étant pas convaincu par la candidature de John Fitzgerald Kennedy, le clan dépense beaucoup d'argent pour mener à bien la machine électorale. Joseph, dans l'ombre, reste aux vraies commandes de cette élection.

JOHN ET JACKIE

JACQUELINE BOUVIER

Enfance et origine

Née « Jacqueline Lee Bouvier » le 28 juillet 1929 à Southampton, Long Island, dans l'État de New York, elle est la fille aînée de John Vernou Bouvier III (1891-1957), un riche agent de change de Wall Street, et de son épouse Janet Norton Lee (1907-1989). Elle a une sœur cadette, Caroline Lee Bouvier, née le 3 mars 1933, qui est ensuite connue sous le nom de Lee Radziwill. Quelques mois après sa naissance, la crise de 1929 fait perdre aux Bouvier une bonne partie de leur fortune.

Jacqueline Bouvier est essentiellement d'origine irlandaise et anglaise, ses origines françaises paternelles étant assez distantes. Son dernier ancêtre français est Michel Bouvier (1792-1874), un ébéniste originaire de Pont-Saint-Esprit, qui s'installa à Philadelphie en 1815 après avoir servi dans l'armée de Napoléon Ier. Il participa notamment à la rénovation de la Maison-Blanche (consécutive à l'incendie de Washington) sous la présidence de John Quincy Adams en fabriquant 24 chaises et une table pour cette résidence officielle puis devint millionnaire grâce à la spéculation immobilière, ses fils faisant fructifier cette fortune dans la bourse et l'immobilier. Voulant rehausser ses origines, son grand-père John Vernou Bouvier II fit croire que les Bouvier étaient de noble naissance.

Favorisée dès la naissance par la fortune, elle passe ses premières années à New York et à East Hampton, Long Island, au domaine familial de la famille Bouvier, appelé « Lasata », où elle devient dès son très jeune âge une cavalière accomplie, un sport qui demeurera une passion toute sa vie. Enfant, elle aime aussi le dessin, la littérature et la poésie. Cette enfance idyllique se termine lorsque ses parents se séparent. Les nombreuses aventures de John Bouvier ainsi que son alcoolisme conduisent sa femme à se séparer de lui en 1936. Bien qu'ils se réconcilient pour une brève période de quelques mois au cours de l'année suivante, le mariage sera définitivement dissous en juin 19402.

Alors que son père ne se remarie pas, sa mère épouse le richissime Hugh D. Auchincloss, en 1942, avec qui elle a deux enfants, Janet et James Auchincloss. Jacqueline et sa sœur Lee s'installent alors avec la nouvelle famille de leur mère, partageant leur temps entre les deux vastes domaines de leur beau-père, « Merrywood » en Virginie, et « Hammersmith Farm » au Rhode Island, tout en restant près de leur père qui vit à New York.

Éducation et début dans la société

Lasata était une résidence secondaire à East Hampton qui appartenait à la famille Bouvier et où Jacqueline Bouvier passait les étés de son enfance.

Tandis que leur père John Bouvier est un catholique romain, leur mère Janet Lee est membre de l'Église épiscopalienne. Bien que John et Janet Bouvier aient décidé par leur contrat de mariage que leurs enfants recevraient une éducation catholique1, Jacqueline et Lee Bouvier fréquentent de temps en temps des cérémonies religieuses épiscopaliennes.

Jacqueline Bouvier fréquente des écoles huppées, telles Chapin  à New York, de 1935 à 1942, puis Holton Arms à Washington jusqu'en 1944. C'est une élève d'un bon niveau dans toutes les matières et dont on apprécie surtout les qualités littéraires et sportives.

En 1947, après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires de la Miss Porter's School, une institution de Farmington dans le Connecticut, elle est nommée « débutante de l'année ».

Elle poursuit alors ses études au Collège Vassar, institution renommée de Poughkeepsie. En 1949, inscrite à un programme d'études du Smith College, elle part étudier en France, où elle suit d'abord un cours intensif de français à l'Université de Grenoble, avant de poursuivre ses études à la Sorbonne à Paris. Elle y approfondit davantage sa passion pour la culture française (littérature, histoire, etc.).

« J'ai aimé cette année-là plus que n'importe laquelle de ma vie. Le fait d'être loin des miens m'a donné la chance de me contempler d'un regard cynique. J'ai appris à ne pas avoir honte d'une sincère passion pour les études. Auparavant, j'avais toujours essayé de la cacher, mais quand je suis retournée aux États-Unis, je fus heureuse de pouvoir continuer mes études auprès de ma famille. J'avais changé cependant, car j'avais découvert une passion pour l'Europe dont je doute qu'elle me quitte jamais. »

- Citation de Jacqueline Bouvier concernant son séjour à Paris

À son retour de France en 1950, Jacqueline Bouvier ne poursuit pas ses études à Vassar, mais à l'Université George Washington afin de ne pas être trop éloignée de ses proches. En 1951, elle y obtient un diplôme en littérature française. Outre la littérature, elle se passionne pour les arts et les langues et en quittant l'université, elle parle couramment l'anglais, le français, l'espagnol et l'italien, ce qui s'avérera très utile quand elle aidera son mari John Fitzgerald Kennedy au cours de ses campagnes électorales

Depuis qu'elle est jeune fille, elle écrit des essais parfois publiés dans les journaux locaux. À la fin de ses études, elle s'inscrit à un concours littéraire organisé par le magazine Vogue. Pour ce dernier, elle doit écrire un essai sur le thème « Les gens que j'aurais voulu connaître », et elle choisit l'écrivain Oscar Wilde, le poète Charles Baudelaire et l'imprésario Serge de Diaghilev. Elle gagne le concours haut la main, devançant quelque 1 300 concurrentes. Le succès dans cette compétition lui donne la possibilité de séjourner un an à New York et à Paris afin d'y travailler comme éditrice junior. Mais Jacqueline Bouvier refuse le prix, à la suite des pressions de sa mère, qui craint qu'elle ne reste à Paris pour toujours1. En guise de consolation, Janet Auchincloss offre à ses filles un voyage en Europe, que les jeunes femmes évoqueront dans un journal illustré, qui sera publié en 1974, sous le nom de One Special Summer.

Avec l'aide de son beau-père, Jacqueline Bouvier se trouve un travail de « photographe enquêteur » pour le journal Washington Times-Herald en 1952. Son emploi consiste à parcourir Washington pour demander aux gens leur opinion sur certains sujets très polémiques, comme l'Union Soviétique ou la guerre de Corée, tout en les photographiant. Cela lui permet de rencontrer de nombreuses personnalités politiques importantes comme le vice-président Richard Nixon. Ses piges sont alors de 42,50 $ hebdomadaires.

En 1952, Jacqueline Bouvier se fiance à un jeune agent de change du nom de John Husted Jr (1926-1999), diplômé de l'université Yale. Les fiançailles sont rompues trois mois plus tard, sous la pression de Janet Auchincloss, comme certains le prétendent, alors que les fiancés admettent plus tard qu'ils n'ont pas pris la chose au sérieux.

Jacqueline Bouvier commence à fréquenter John Fitzgerald Kennedy, une étoile montante du Parti démocrate, de douze ans son aîné, après l'avoir rencontré en mai 1952, au cours d'un dîner organisé par un ami commun, le journaliste Charles Bartlett (. Arès l'élection de Kennedy comme sénateur en novembre, leur relation devient plus sérieuse et mène à une demande en mariage. Leurs fiançailles sont officiellement annoncées le 25 juin 1953.

Le 4 juillet 1952, John emmène Jackie à Hyannis Port. Joseph Kennedy possède alors une fortune estimée à près de quatre cents millions de dollars. Il est l'un des dix hommes les plus riches des États-Unis, et il ne cache pas son ambition de voir son fils à la Maison Blanche: "Il sera le premier président catholique irlandais de ce pays!"

Les relations de Jacqueline Kennedy avec la famille Kennedy n'ont pas toujours été faciles. Elle hait le côté compétitif, sportif et rugueux de ce clan richissime qui a déjà donné plusieurs politiciens et diplomates de premier rang à la Nation américaine. De plus, le mariage du couple est troublé par les maladies et les infidélités de son mari, deux problèmes que le grand public ignore. On dit que les femmes du clan Kennedy la méprisaient, la surnommant « la débutante » par allusion à sa voix feutrée au timbre infantile. Cependant, Jacqueline Kennedy s'entend bien avec son beau-père, Joseph Patrick Kennedy, et son beau-frère, Robert Francis Kennedy. Joseph Kennedy, en particulier, reconnaît les atouts de sa belle-fille quant aux relations publiques.

Les présentations faites, Joseph Kennedy accueille Jackie à Hyannis Port avec un large sourire: Jackie le trouve charmant. Ils échangent rapidement quelques mots sur son travail à Washington DC et leur passion commune pour l'équitation.

Pour Joseph, il n'y a pas de doute: cette fille d'aristocrate est l'épouse idéale pour son fils. Le soir, il confie à John: "Tu dois l'épouser, cette femme fera de toi le prochain président des États- Unis."

Le 20 juillet 1953, le magazine Life Magazine présente sur sa Une la photographie officielle de leurs fiançailles. Les deux jeunes amoureux posent assis sur l'avant du voilier de course de John, le Victoria.

Le mariage avec John F. Kennedy

Jacqueline Bouvier commence à fréquenter John Fitzgerald Kennedy, une étoile montante du Parti démocrate, de douze ans son aîné, après l'avoir rencontré en mai 1952, au cours d'un dîner organisé par un ami commun, le journaliste Charles Bartlett . Après l'élection de Kennedy comme sénateur en novembre, leur relation devient plus sérieuse et mène à une demande en mariage. Leurs fiançailles sont officiellement annoncées le 25 juin 1953.

Le mariage de Jacqueline Bouvier et John Kennedy a lieu le 12 septembre 1953 à Newport, dans l'État de Rhode Island. La cérémonie est célébrée par le cardinal Richard Cushing, ami de la famille Kennedy, et est considéré comme l'événement mondain de la saison avec quelque 800 invités à la cérémonie et 1 000 à la somptueuse réception qui suit à Hammersmith Farm, domaine de Hugh D. Auchincloss, le beau-père de Jacqueline.

En tant qu'épouse de sénateur, Jacqueline Bouvier Kennedy se met à suivre des cours d'histoire américaine et de sciences politiques à l'université de Georgetown en 1954. Très vite, elle fait concurrence à son époux par ses connaissances précises sur l'histoire américaine. Cependant, John Kennedy, qui a longtemps souffert de plusieurs blessures datant de la Seconde Guerre mondiale, est contraint de se faire opérer. Pendant son rétablissement, sa femme l'encourage à écrire un livre intitulé Profiles in Courage, qui gagnera le prix Pulitzer en 1957.

Le mariage

Le mariage de Jacqueline Bouvier et John Kennedy a lieu le 12 septembre 1953 à Newport, dans l'État de Rhode Island1. La cérémonie est célébrée par le cardinal Richard Cushing, ami de la famille Kennedy, et est considéré comme l'événement mondain de la saison avec quelque 800 invités à la cérémonie et 1 000 à la somptueuse réception qui suit à Hammersmith Farm, domaine de Hugh D. Auchincloss, le beau-père de Jacqueline.

En tant qu'épouse de sénateur, Jacqueline Bouvier Kennedy se met à suivre des cours d'histoire américaine et de sciences politiques à l'université de Georgetown en 195411,2. Très vite, elle fait concurrence à son époux par ses connaissances précises sur l'histoire américaine. Cependant, John Kennedy, qui a longtemps souffert de plusieurs blessures datant de la Seconde Guerre mondiale, est contraint de se faire opérer. Pendant son rétablissement, sa femme l'encourage à écrire un livre intitulé Profiles in Courage, qui gagnera le prix Pulitzer en 1957. Les relations de Jacqueline Kennedy avec la famille Kennedy n'ont pas toujours été faciles. Elle hait le côté compétitif, sportif et rugueux de ce clan richissime qui a déjà donné plusieurs politiciens et diplomates de premier rang à la Nation américaine. De plus, le mariage du couple est troublé par les maladies et les infidélités de son mari, deux problèmes que le grand public ignore. On dit que les femmes du clan Kennedy la méprisaient, la surnommant « la débutante » par allusion à sa voix feutrée au timbre infantile. Cependant, Jacqueline Kennedy s'entend bien avec son beau-père, Joseph Patrick Kennedy, et son beau-frère, Robert Francis Kennedy. Joseph Kennedy, en particulier, reconnaît les atouts de sa belle-fille quant aux relations publiques.


En 1955, Jacqueline fait une fausse couche, puis donne naissance à une petite fille mort-née, le 23 août 1956, que ses parents auraient voulu nommer Arabella. Cet événement tragique conduit à une brève séparation du couple qui se réconcilie peu après. L'année suivante, la carrière de John Kennedy prend un tour nouveau : Kennedy échoue de peu à la nomination par son Parti à la candidature pour la vice-présidence des États-Unis16.

Jacqueline et John Kennedy craignent de ne plus avoir d'enfants, mais celle-ci met au monde une petite fille, Caroline, le 27 novembre 1957 à New York. John Kennedy est déjà élu président des États-Unis quand son fils John Fitzgerald Kennedy Jr. naît le 25 novembre 1960 à Washington. Le dernier enfant du couple est Patrick Bouvier Kennedy, né prématurément le 7 août 1963 et mort deux jours plus tard, des suites d'une malformation pulmonaire.

AMBITION, DRAMES ET JOIES

LE COURAGE POLITIQUE

Avec l'aide d'un de ses plus fidèles collaborateurs, Theodore Sorensen, John entame la rédaction d'une biographie rendant hommage au courage en politique: "PROFILES IN COURAGE".

Profiles in Courage est un livre paru en 1956 rassemblant de courtes biographies de huit sénateurs américains, dont l'auteur crédité est John Fitzgerald Kennedy, bien que l'étendue de sa contribution ne soit pas établie avec certitude. La paternité en est aujourd'hui accordée à Ted Sorensen, bras droit de Kennedy et auteur de ses plus grands discours.

Le livre a été récompensé par le Prix Pulitzer en 1957.

Le propos se consacre en grande partie aux efforts de sénateurs pour différer la guerre civile au milieu du XIXe siècle. Il a été salué par la critique, et a été un succès de librairie.

Dans la préface, le sénateur Kennedy évoque les problèmes de courage politique face à la pression, et décrit trois types de pressions auxquelles doivent faire face les sénateurs: être appréciés, être réélus, et faire face aux groupes d'intérêts.

Profile in Courage Award

Le Profile in Courage Award est une récompense privée américaine visant à récompenser des personnes dont le courage s'apparente à celui décrit dans le livre de l'ancien président John F. Kennedy intitulé Profiles in Courage (Prix Pulitzer 1957).

Il s'agit plus précisément de personnes, qui en accord avec leur conscience, ont risqué leur carrière ou leur vie en prenant des décisions d'intérêt national ou local alors que l'opinion publique était en opposition avec ces décisions et que des pressions externes se faisaient sentir.

Les gagnants sont sélectionnés par un comité bipartite nommé par la fondation de la John F. Kennedy Library. La famille Kennedy et d'autres personnalités importantes américaines appartiennent à cette fondation. Le prix est offert chaque année aux environs de la date d'anniversaire du président Kennedy (29 mai). Une cérémonie se tient alors à la Bibliothèque Kennedy de Boston. La récompense est généralement offerte par Caroline Kennedy.

Le prix est une lanterne en alliage d'argent réalisé par le bijoutier Tiffany's. Le dessin fut imaginé par Edwin Schlossberg. La lanterne se fonde sur la lanterne du navire Constitution, le dernier navire de l'United States Navy à fonctionner uniquement grâce à la force du vent.

En mai 2002, le prix fut offert non pas à une personne mais à tous les représentants de la police et du service incendie de New York en hommage à leur courage lors des attentats du 11 septembre 2001.

La John F. Kennedy Presidential Library and Museum conserve les documents officiels et la correspondance de John F. Kennedy, qui est président des États-Unis de 1961 à 1963. Elle se trouve à Dorchester, un quartier de la ville de Boston, dans le Massachusetts. Elle a été dessinée par l'architecte Ieoh Ming Pei. La bibliothèque et le musée ont été inaugurés en 1979 par le président de l'époque, Jimmy Carter, et en présence des membres de la famille Kennedy.

https://www.jfklibrary.org/

Le Profile in Courage Award
Le Profile in Courage Award

1956

DEMOCRATIC

NATIONAL

CONVENTION

MASSACHUSETTS

Discours de Jojn Kennedy, alors sénateur du Massachussets, lors de la convention nationale démocratique, le 16 août 1956, à Chicago
Discours de Jojn Kennedy, alors sénateur du Massachussets, lors de la convention nationale démocratique, le 16 août 1956, à Chicago

NAISSANCE DE

CAROLINE BOUVIER KENNEDY

Le 27 novembre 1957 à New York, à huit heures trente du matin, Jacqueline Bouvier Kennedy accouche d'une ravissante petite fille: Caroline Bouvier Kennedy. Dans les médias, on parle d'une des plus belles familles des États-Unis. Retrouvant sons inqpiration et sa force, John se lance à fond dans le travail et préapre son destin.

Caroline Bouvier Kennedy, née le 27 novembre 1957 à Manhattan, est une écrivain, éditrice, avocate américaine. Elle est la fille du président des États-Unis John F. Kennedy et de son épouse Jacqueline Bouvier Kennedy.

Naissance : 27 novembre 1957 (60 ans), Cornell Medical Center Hospital

Taille : 1,8 m

Époux : Edwin Schlossberg (m. 1986)

Enfants : John Schlossberg, Rose Kennedy Schlossberg, Tatiana Schlossberg

Films : American Ballet Theatre in Swan Lake

Frères et sœurs : John Fitzgerald Kennedy, Jr., Patrick Bouvier Kennedy, Arabella Kennedy

Le 28 janvier 2008, elle annonce, dans une tribune publiée dans le New York Times sous le titre « Un président comme mon père », qu'elle soutiendrait Barack Obama dans la course à la candidature démocrate pour l'élection présidentielle américaine en concluant :

« Je n'ai jamais eu un président qui m'inspirait comme les gens disent que mon père les inspirait. Mais pour la première fois, je crois que j'ai trouvé l'homme qui peut être ce président - pas simplement pour moi mais pour une nouvelle génération d'Américaines. »

Elle était candidate à la succession de Hillary Clinton au poste de sénateur de l'État de New York (poste autrefois occupé par son oncle Robert « Bobby » Kennedy), mais elle a retiré sa candidature le 21 janvier 2009.

Le 24 juillet 2013, elle est pressentie par Barack Obama comme ambassadeur des États-Unis au Japon3. Sa nomination doit recevoir l'assentiment du Sénat des États-Unis, avant d'être effective. Le ministère des Affaires étrangères du Japon a estimé dans un communiqué que « Caroline Kennedy a toute la confiance du président Obama » et que sa nomination témoigne de « la grande importance que l'administration Obama attache à l'alliance entre le Japon et les États-Unis ».

Le 16 octobre 2013, le Sénat américain confirme sa nomination comme ambassadrice des États-Unis au Japon, où elle demeure en poste jusqu'au terme de l'administration Obama, en janvier 2017

Á LA CONQUÊTE

DU BUREAU OVAL

"JE SUIS CANDIDAT À LA PRÉSIDENCE"

                                                             JFK le 5juin 196O

LE 26 octobre 1959, John annonce à sa famille qu'il se présentera sa candidature aux élections présidentielles, poussé par les derniers résultats électoraux lors de la campagne sénatoriale en novembre 1958. John est persuadé qu'il a une chance sérieuse de gagner face à Richard Nixon.

LES PRIMAIRES

Faisant fi du couple, l'équipe électorale constituée par JFK a investi la maison de Washington DC. Jackie déteste ces soirées politiques qui se terminent au lever du soleil. Les pièces sentent le cigare; les différents postes de téléphones, y compris sa ligne personnelle, sonnent sans cesse... La maison ressemble à un quartier général de campagne.

LYNDON JOHNSON, AMI OU ENNEMI ?

Bobby est convaincu que Johnson fera tout pour éliminer son frère. Lors d'une conférence de presse, Johnson annonce d'ailleurs aux journalistes:" Allez faire élire un homme mamade à la Maison Blanche? Et je ne parle pas de son père, qui est un pro nazi! "

RICHARD NIXON FACE À JOHN FITZGERALD KENNEDY

Le débat Kennedy-Nixon en 1960: «C'est la télé qui a renversé la vapeur»

Le 26 septembre 1960, le vice-président Richard Nixon rencontre sur le petit écran son challenger à la présidentielle, un jeune sénateur relativement inconnu du Massachussets, John F. Kennedy. La télévision, qui équipait alors quelque 90% des foyers américains, fait son entrée dans la campagne. Quelque 74 millions d'Américains auraient vu le débat. La télé a-t-elle permis à Kennedy de l'emporter?

Le premier débat télévisé opposant Richard Nixon, vice-président des Etats-Unis (à gauche), et John Kennedy, sénateur du Massachussets (à droite), le 26 septembre 1960 dans un studio de Chicago. Ce jour-là, Richard Nixon, peu en forme, a peut-être perdu l'élection...
Le premier débat télévisé opposant Richard Nixon, vice-président des Etats-Unis (à gauche), et John Kennedy, sénateur du Massachussets (à droite), le 26 septembre 1960 dans un studio de Chicago. Ce jour-là, Richard Nixon, peu en forme, a peut-être perdu l'élection...

En fait, ce débat de 60 minutes est le premier d'une série de quatre : les autres auront lieu le 7, 13 et 21 octobre. Il va permettre aux téléspectateurs d'observer les deux candidats en chair et en os, plutôt que de les voir en photo dans la presse écrite ou de les entendre à la radio.Kennedy en meilleure forme
Le contraste entre les débatteurs est frappant. Le jeune sénateur de 43 ans, peu connu du grand public, apparaît «bronzé, confiant et bien reposé», observe le site du Museum of Communications. «Je ne l'avais jamais vu autant en forme», écrira par la suite le vice-président de 47 ans. Par contraste, ce dernier, entré en politique dès 1945 et qui s'était donc déjà fait un nom, n'apparaît pas à son avantage. Le mois précédent, il s'était «sérieusement blessé au genou et avait passé deux semaines à l'hôpital». Il est pâle, mal rasé, amaigri. Sa chemise tombe mal. Il refuse le maquillage qui aurait pu améliorer son apparence.

LA FIN DU SUSPENSE

Le 9 novembre 1960 à 10 heures, à Boston, Jackie et John déposent dans l'urne leur bulletin de vote. Une foule impressionnante de supporters et de journalistes les applaudit. John leur sourit. Il sait que la victoire est à sa portée. Les sondages lui sont favorables. Ils regagnent ensuite Hyannis Port à bord de leur avion privé.

La famille Kennedy en 1960
La famille Kennedy en 1960

Élection présidentielle américaine de 1960

 8 novembre 1960John Fitzgerald Kennedy - Parti démocrate
Colistier : Lyndon B. Johnson Voix 34 226 731
49,72 %  
Grands électeurs 303
Richard Nixon
- Parti républicain
Colistier : Henry Cabot Lodge, Jr. Voix 34 108 157
49,55 %  
Grands électeurs 219
Le collège électoral en 1960 Président
Sortant Élu Dwight D. Eisenhower John Fitzgerald Kennedy modifier

L'élection présidentielle américaine de 1960 a eu lieu aux États-Unis le 8 novembre 1960.

C'est la 44e élection présidentielle du pays et elle a opposé le sénateur du Massachusetts démocrate John Fitzgerald Kennedy, qui faisait campagne sur le thème d'une « Nouvelle frontière » (New Frontier) au républicain Richard Nixon, vice-président en fin de mandat. Deux nouveaux États admis en 1959, l'Alaska et Hawaï ont participé à leur première élection présidentielle.

Kennedy l'a emporté avec une faible avance de 112 827 voix (soit 0,17%) sur son adversaire, alors que ce dernier remportait la majorité des États (26 contre 23 à Kennedy). C'est la première fois qu'un candidat perd l'élection générale tout en ayant remporté la majorité des États. Nixon avait pour lui l'expérience acquise par huit années de mandat à la vice-présidence face à la jeunesse et l'inexpérience de Kennedy. Celui-ci avait également le handicap d'appartenir à la minorité catholique dans un pays fortement anti-papiste. Il a toutefois su mener une campagne bien organisée et bien financée. Il s'est appuyé efficacement sur son colistier pour tenir les États du Sud et s'est montré plus efficace dans les débats télévisés.

Kennedy, le débutant magnifique, renvoie Richard Nixon, l'expérimenté, à ses démons, à l'issue d'un scrutin pourtant serré.

C'est le triomphe de la jeunesse, du charme, de l'espoir. Après huit ans d'Eisenhower, glorieux vétéran à l'image figée, l'Amérique choisit ce sénateur aux allures encore adolescentes. Le pays veut se reconnaître dans cette histoire d'amour hollywoodienne : une jeune journaliste, Jacqueline Bouvier - républicaine - rencontre un riche héritier - démocrate - qui vient d'être élu sénateur. Elle change de camp et de nom, elle sera Jackie Kennedy en 1953. Et sa collaboratrice préférée.
Sept ans plus tard, elle arrive au pouvoir avec sa fille, Caroline, dans les bras. Et son premier soin est d'aménager une nursery car elle attend son second enfant, qui sera l'héritier, John-John, que l'on verra souvent jouer dans le bureau Ovale où se décide le sort du monde. Kennedy ne s'installe aux commandes qu'en janvier mais il règne déjà sur l'opinion.

Discours d'investiture du Président John Fitzgerald Kennedy

Capitole des États-Unis
Washington, D.C.
20 janvier 1961

Monsieur le Vice-président Johnson, Monsieur le Président, Monsieur le Président de la Cour suprême, Monsieur le Président Eisenhower, Monsieur le Vice-président Nixon, Monsieur le Président Truman, révérend clergé, chers concitoyens :
Nous célébrons aujourd'hui non pas la victoire d'un parti, mais celle de la liberté, qui symbolise aussi bien une fin qu'un commencement, et qui marque un renouveau et un changement. Car je viens de prêter solennellement serment devant vous et devant Dieu tout-puissant comme nos ancêtres l'ont fait il y a près de 175 ans.
Aujourd'hui, le monde est très différent. L'homme détient entre ses mains mortelles le pouvoir d'abolir toute forme de pauvreté humaine et toute forme de vie humaine. Et pourtant, les mêmes convictions révolutionnaires, pour lesquelles nos ancêtres se sont battus, sont toujours en jeu dans le monde entier, notamment la certitude que les droits de l'homme n'émanent pas de la générosité de l'État, mais de la main de Dieu.
Nous ne saurions oublier aujourd'hui que nous sommes les héritiers de cette première révolution. Que tous, amis comme ennemis, sachent dès aujourd'hui et en ce lieu que le flambeau a été passé à une nouvelle génération d'Américains, née en ce siècle, tempérée par les combats, disciplinée par une paix difficile et amère, fière de son héritage ancien, et qui refuse d'assister et de laisser place à la lente décomposition des droits de l'homme pour lesquels cette nation s'est toujours engagée, et pour lesquels nous nous engageons aujourd'hui dans notre pays et dans le monde entier.
Que chaque nation, bienfaitrice ou malintentionnée, sache que nous paierons n'importe quel prix, que nous supporterons n'importe quel fardeau, que nous surmonterons n'importe quelle épreuve, que nous soutiendrons n'importe quel ami et que nous combattrons n'importe quel ennemi pour assurer la survie et la victoire de la liberté.
Nous en faisons solennellement la promesse.
À nos anciens alliés dont nous partageons les origines culturelles et spirituelles, nous promettons la loyauté des amis fidèles. Unis, il y a peu que nous ne puissions faire dans le cadre d'initiatives de coopération. Divisés, il y a peu que nous puissions faire, car deux nations en désaccord et éloignées ne sont pas en mesure de relever les plus grands défis.
À ces jeunes États que nous accueillons parmi les États libres, nous promettons que la domination coloniale n'a pas été abolie simplement pour être remplacée par une tyrannie plus féroce. Nous ne nous attendons pas à ce qu'ils soutiennent toujours notre point de vue. Mais nous espérons toujours qu'ils défendront avec force leur propre liberté et qu'ils se rappelleront que, par le passé, ceux qui ont bêtement cherché à triompher aux dépens des autres s'y sont brûlé les ailes.
À ces hommes qui vivent dans des cabanes et des villages sur la moitié de la planète et qui luttent pour briser les chaînes de la misère de masse, nous promettons de tout mettre en œuvre pour les aider à s'aider eux-mêmes, peu importe le temps que cela prendra, non pas parce que c'est ce que les communistes feraient, ni parce que nous cherchons à obtenir leurs voix, mais parce que cette action est juste. Si une société libre ne peut pas aider la multitude de personnes vivant dans la pauvreté, elle ne peut pas sauver la minorité de personnes plus aisées.
À nos républiques sœurs au sud de nos frontières, nous faisons une promesse particulière, celle de convertir nos bonnes paroles en actions, dans le cadre d'une nouvelle alliance pour le progrès, afin d'aider les hommes libres et les gouvernements libres à s'affranchir de la pauvreté. Mais cette révolution pacifique fondée sur l'espoir ne peut pas devenir la proie de puissances hostiles. Que tous nos voisins sachent que nous nous unirons à eux pour faire face, ensemble, à toute agression ou subversion sur l'ensemble du continent américain. Que toutes les autres puissances sachent que cet hémisphère entend rester maître en sa demeure.
À l'assemblée mondiale des États souverains, l'Organisation des Nations Unies, qui incarne notre dernier espoir à une époque où les instruments de guerre l'emportent largement sur les instruments de paix, nous renouvelons notre promesse de soutien, pour veiller à ce qu'elle ne devienne pas un simple lieu d'invectives, pour renforcer sa protection pour les nouveaux venus et les plus faibles, et pour étendre son champ d'action.
Enfin, à ces nations qui voudraient se muer en adversaire, nous ne faisons pas de promesses, mais nous leur adressons une requête : que nos deux camps relancent la quête de la paix, avant que les puissances obscures de la destruction décuplées par la science ne fassent sombrer l'humanité dans un processus d'autodestruction organisée ou accidentelle.
Nous ne les tenterons pas par notre faiblesse. Ce n'est que lorsque nos armes seront sans aucun doute suffisantes que nous serons absolument certains que nous ne les emploierons pas.
Mais deux grandes puissances ne sauraient se satisfaire de la situation actuelle, étant toutes deux accablées par le coût de l'armement moderne, toutes deux alarmées à juste titre par la prolifération continue de l'arme atomique, et pourtant toutes deux lancées dans la course à la modification de l'équilibre incertain de la terreur qui empêche le déclenchement d'une guerre ultime pour l'humanité.
Alors repartons sur de bonnes bases. Que les deux camps se souviennent que la civilité n'est pas synonyme de faiblesse, et que la sincérité reste toujours à prouver. Ne bâtissons jamais de négociations sur la peur. Mais n'ayons jamais peur de négocier.
Que les deux camps étudient les problèmes qui nous unissent plutôt que d'aggraver ceux qui nous divisent.
Que les deux camps, pour la première fois, formulent des propositions sérieuses et précises concernant l'inspection et le contrôle des armements et placent le pouvoir absolu de détruire d'autres nations sous le contrôle absolu de toutes les nations.
Que les deux camps cherchent à évoquer les merveilles de la science plutôt que ses abominations. Ensemble, découvrons les étoiles, conquérons le désert, éradiquons la maladie, explorons les profondeurs des océans et encourageons les arts et le commerce.
Que les deux camps s'unissent pour honorer, aux quatre coins de la terre, le commandement d'Isaïe de « soulager les lourds fardeaux... (et) de libérer les opprimés ».
Et si un début de coopération parvient à dissiper les soupçons, que les deux camps s'unissent dans un même effort, non pas pour créer un nouvel équilibre du pouvoir, mais pour donner naissance à un nouveau monde de droit, où les forts sont justes, les faibles, en sécurité et où la paix est préservée.
Nous n'accomplirons pas tout cela dans les cent premiers jours. Ni dans les mille premiers jours, ni sous ce gouvernement, ni même peut-être au cours de notre existence sur cette planète. Mais nous pouvons commencer.
C'est entre vos mains, mes chers concitoyens, plus que dans les miennes, que reposera le succès ou l'échec final de notre entreprise. Depuis la fondation de notre nation, chaque génération d'Américains a dû témoigner de sa loyauté envers notre pays. Les jeunes Américains qui ont répondu à cet appel reposent dans le monde entier.
Aujourd'hui, la trompette retentit de nouveau, non pas comme un appel aux armes, bien que nous ayons besoin d'armes, non pas comme un appel au combat, bien que nous ayons des combats à mener, mais comme un appel à porter le fardeau d'une longue lutte crépusculaire, année après année, « en s'abreuvant d'espoir et en faisant preuve de patience dans l'adversité », une lutte contre les ennemis communs de l'homme : la tyrannie, la pauvreté, la maladie et la guerre elle-même.
Pouvons-nous constituer contre ces ennemis une grande alliance mondiale unissant Nord et Sud, Est et Ouest, en mesure d'assurer une vie plus féconde pour l'humanité tout entière ? Vous associerez-vous à cet effort historique ?
Tout au long de l'histoire du monde, seules quelques générations ont été appelées à défendre la liberté lorsqu'elle était grandement menacée. Je ne recule pas devant cette responsabilité, je m'en réjouis. Je crois qu'aucun d'entre nous n'échangerait sa place contre celle d'un autre ou de n'importe quelle autre génération. L'énergie, la foi et le dévouement dont nous faisons preuve dans cette entreprise éclaireront notre pays et tous ceux qui le servent, et cette lueur peut réellement se diffuser au monde entier.
Ainsi, mes chers compatriotes américains : ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour votre pays.
Mes chers concitoyens du monde : ne demandez pas ce que l'Amérique peut faire pour vous, mais ce qu'ensemble nous pouvons faire pour la liberté de l'homme.
Enfin, que vous soyez citoyens d'Amérique ou citoyens du monde, exigez de nous autant de force et de sacrifices que nous vous en demandons. Avec une bonne conscience comme seule récompense, avec l'histoire pour juge ultime de nos actes, à nous de diriger ce pays que nous aimons, en demandant la bénédiction et l'aide de Dieu, tout en sachant qu'ici sur terre, son œuvre doit être la nôtre.

JACKIE KENNEDY:« J'ai toujours pensé qu'il y avait une bonne chose à la Maison Blanche, qui compensait le côté "bocal à poissons rouges" et le ser- vice de sécurité présidentiel : on était hermétiquement coupés du monde extérieur. [...] On pouvait vivre là-bas une curieuse petite vie, enfin, je parle de la vie privée . »

Jackie Kennedy ne l'aurait jamais imaginé : la Maison Blanche est une vraie « maison ».

Les sept premières années de leur mariage, John Kennedy était perpétuellement sur les routes à faire campagne. Le voici sédentaire. Depuis son arrivée au pouvoir, le « Jack Kerouac » de la politique se tient tranquille, à quelques mètres d'elle, dans le Bureau ovale. Paradoxalement, alors qu'il gouverne le pays, « nous n'avons jamais été aussi proches », commente Jacqueline .

En devenant président des États-Unis, JFK serait-il devenu un Américain moyen, avec sa maison, son jardin, sa femme, ses enfants et son chien ? Pas loin. À la Maison Blanche, les Kennedy découvrent la « vie de famille ». Une vie plus cadrée, avec des heures de bureau et des heures de repos. Chose que le couple n'avait pas connu, et dont Jackie se souvient avec plaisir. « À huit heures moins le quart, quand George  venait frapper à notre porte, il se levait et allait prendre son petit déjeuner dans sa chambre. Moi, soit je me faisais apporter le mien, soit je somnolais encore un peu. Ensuite les enfants arrivaient et se précipitaient sur la télévision, et on entendait des rugissements qui venaient des dessins animés [...].

Jack petit-déjeunait assis sur une chaise avec un plateau en face de lui, lisant les cinquante journaux du matin ou les piles de livres qu'il devait passer en revue [...] au milieu de ce vacarme. Puis il prenait un bain dans la salle de bains des invités. [...] Le bord de la baignoire était couvert de petits animaux flottants, des canards, des cochons roses... parce que Jack demandait des jouets pour s'amuser avec John. Ensuite, tous les matins il descendait avec Caroline dans son bureau . »

Si John Kennedy n'est pas encore un « papa poule », les photos de famille tant diffusées par le service communication de la Maison Blanche illustrent un style de vie nouveau. Certes, c'est un plan marketing qui nourrit l'image de la « famille américaine modèle ». Mais les petits Kennedy partagent une réelle proximité avec JFK. Comme tout père des années 1960, il demeure loin de l'éducation quotidienne de ses enfants, mais il a voulu construire une relation étroite avec eux... Réflexe qu'il n'a jamais eu envers sa femme.

« Quand il terminait sa journée, les enfants venaient jouer dans le Bureau ovale [...] John jouait sur la machine à écrire de Madame Lincoln . » En évoquant son mari, Jackie le ferait presque passer pour un père modèle. À l'image des célèbres clichés qu'il a lui- même fait faire de son fils jouant sous son bureau. Une photo emblématique de la mythologie Kennedy, où l'on voit le petit John à quatre pattes sous l'impressionnant Resolute Desk 3, et qui a été soigneusement préparée... Une mise en scène « inspirée de faits réels », dirons-nous. « Jack travaillait très tard le soir, et il fallait jongler avec les siestes des enfants pour qu'il les voie. Il aimait passer une demi-heure avec eux avant le dîner [...]. Il jouait avec eux-mêmes quand il y avait un dîner officiel.  » Une attitude moderne à une époque où distance émotionnelle et relations for- melles avec les enfants étaient de mise.

COMPOSITION DU GOUVERNEMEN DE JFK

CONTENU DU DISCOURS DE JFK SUR LA CRISE DES MISSILES À CUBA  -octobre 1962

Après en avoir reçu la confirmation par ses services de renseignement, le président américain John F. Kennedy informe ses compatriotes de la présence de missiles soviétiques à Cuba. Dans son discours prononcé à la télévision américaine, Kennedy s'adresse à la nation et au monde, exigeant de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) qu'elle retire les missiles de Cuba. Cet événement est souvent identifié comme le paroxysme de la Guerre froide. Voici le discours intégral de John Fitzgerald Kennedy, le 22 octobre 1962, sur la crise des missiles de Cuba.

Bonsoir mes compatriotes,

Fidèle à sa promesse, le gouvernement a continué de surveiller de très près les préparatifs militaires soviétiques à Cuba. Au cours de la dernière semaine, nous avons eu des preuves incontestables de la construction de plusieurs bases de fusées dans cette île opprimée. Ces sites de lancement ne peuvent avoir qu'un but : la constitution d'un potentiel nucléaire dirigé contre l'hémisphère occidental.

Les caractéristiques de ces nouvelles rampes de lancement pour missiles se rapportent à deux types d'installations distincts. Plusieurs de ces bases sont dotées de missiles balistiques de portée moyenne, capables de transporter une tête atomique à quelque deux mille kilomètres. Ce qui signifie que chacune de ces fusées peut atteindre Washington, le canal de Panama, cap Canaveral, Mexico ou tout autre ville située dans le sud-est des Etats-Unis, en Amérique centrale ou dans la région des Caraïbes.
D'autres bases en cours d'achèvement paraissent destinées à recevoir des missiles à portée dite intermédiaire capables de parcourir largement le double de cette distance, donc d'atteindre la plupart de nos grandes villes de l'hémisphère occidental, du nord de la baie d'Hudson au Canada jusqu'à une ville aussi méridionale que Lima, au Pérou. En outre, des bombardiers à réaction, qui peuvent transporter des armes nucléaires, sont en voie d'assemblage à Cuba, tandis que l'on y prépare des bases aériennes adéquates.

Cette transformation précipitée de Cuba en importante base stratégique, par suite de la présence de ces puissantes armes offensives à long rayon d'action et qui ont des effets de destruction massive, constitue une menace précise à la paix et à la sécurité de toutes les Amériques. Elles font délibérément fi, et d'une façon flagrante, du pacte de Rio de 1947, des traditions de cette nation et de cet hémisphère, de la résolution conjointe prise par le 87e congrès, de la charte des Nations unies et de mes propres mises en garde publiques aux Soviétiques les 4 et 13 septembre.

Cette action est également en contradiction avec les assurances réitérées données par les porte-paroles soviétiques, tant en public qu'en privé, selon lesquelles l'installation d'armements à Cuba ne revêtirait que le caractère défensif prévu à l'origine, et que l'Union soviétique n'a aucun besoin, ni aucun désir d'installer des missiles stratégiques sur le sol d'une autre nation.

L'ampleur de cette entreprise prouve clairement qu'elle a été mise au point depuis plusieurs mois. Cependant, le mois dernier encore, à peine avais-je fait la distinction entre l'installation éventuelle de missiles terre-terre et l'existence de missiles anti-aériens défensifs, le gouvernement soviétique avait déclaré publiquement le 11 septembre que « l'armement et l'équipement militaire expédiés à Cuba sont exclusivement destinés à des fins défensives », que « l'Union soviétique n'a aucun besoin de transférer ses armes, en vue de représailles contre un pays, dans un pays comme Cuba par exemple », et que « l'Union soviétique dispose de fusées tellement puissantes, capables de porter ses ogives nucléaires, qu'il est absolument inutile de rechercher des bases de lancement en dehors du territoire soviétique ». Cette déclaration était fausse.

Jeudi dernier encore, alors que je disposais de preuves irréfutables de l'accélération de ce dispositif offensif, le ministre soviétique des Affaires étrangères, M. Gromyko, me déclarait dans mon bureau qu'il avait reçu instruction d'affirmer une fois de plus comme, disait-il, son gouvernement l'avait déjà fait, que l'aide soviétique à Cuba « n'avait pour seul but que de contribuer aux moyens de défense de Cuba », que « l'entraînement par des spécialistes soviétiques des nationaux cubains dans le maniement d'armements défensifs ne revêtait aucun caractère offensif « , et que « s'il en était autrement le gouvernement soviétique ne se serait jamais laissé entraîner à prêter une telle assistance ». Cette déclaration était également fausse.

Ni les Etats-Unis d'Amérique ni la communauté mondiale des nations ne peuvent tolérer une duperie délibérée et des menaces offensives de la part d'une quelconque puissance, petite ou grande. Nous ne vivons plus dans un monde où seule la mise à feu d'armes constitue une provocation suffisante envers la sécurité d'une nation et constitue un péril maximum. Les armes nucléaires sont tellement destructrices, et les engins balistiques sont tellement rapides, que tout accroissement substantiel dans les moyens de les utiliser, ou que tout changement subit de leur emplacement peut parfaitement être considéré comme une menace précise à la paix.

Durant plusieurs années, l'Union soviétique, de même que les Etats-Unis - conscients de ce fait - ont installé leurs armements nucléaires stratégiques avec grand soin, de façon à ne jamais mettre en danger le statu quo précaire qui garantissait que ces armements ne seraient pas utilisés autrement qu'en cas de provocation mettant notre vie en jeu. Nos propres missiles stratégiques n'ont jamais été transférés sur le sol d'aucune autre nation sous un voile de mystère et de tromperie, et notre histoire - contrairement à celle des Soviétiques depuis la Deuxième guerre mondiale - a bien prouvé que nous n'avons aucun désir de dominer ou de conquérir aucune autre nation ou d'imposer un système à son peuple. Il n'empêche que les citoyens américains se sont habitués à vivre quotidiennement sous la menace des missiles soviétiques installés sur le territoire de l'URSS ou bien embarqués à bord de sous-marins.

Dans ce contexte les armes qui sont à Cuba ne font qu'aggraver un danger évident et actuel - bien qu'il faille prendre note du fait que les nations d'Amérique latine n'ont jamais jusqu'à présent été soumise à une menace nucléaire en puissance.

Mais cette implantation secrète, rapide et extraordinaire de missiles communistes dans une région bien connue comme ayant un lien particulier et historique avec les Etats-Unis et les pays de l'hémisphère occidental, en violation des assurances soviétiques et au mépris de la politique américaine et de celle de l'hémisphère - cette décision soudaine et clandestine d'implanter pour la première fois des armes stratégiques hors du sol soviétique - constitue une modification délibérément provocatrice et injustifiée du statu quo, qui ne peut être acceptée par notre pays si nous voulons que notre courage et nos engagements soient reconnus comme valables par nos amis comme par nos ennemis.

Les années 30 nous ont enseigné une leçon claire : les menées agressives, si on leur permet de s'intensifier sans contrôle et sans contestation, mènent finalement à la guerre. Notre pays est contre la guerre. Nous sommes également fidèles à notre parole. Notre détermination inébranlable doit donc être d'empêcher l'utilisation de ces missiles contre notre pays ou n'importe quel autre , et d'obtenir leur retrait de l'hémisphère occidental.

Notre politique a été marquée par la patience et la réserve. Nous avons fait en sorte de ne pas nous laisser distraire de nos objectifs principaux par de simples causes d'irritation ou des actions de fanatiques. Mais aujourd'hui il nous faut prendre de nouvelles initiatives - c'est ce que nous faisons et celles-ci ne constitueront peut-être qu'un début. Nous ne risquerons pas prématurément ou sans nécessité le coût d'une guerre nucléaire mondiale dans laquelle même les fruits de la victoire n'auraient dans notre bouche qu'un goût de cendre, mais nous ne nous déroberons pas devant ce risque, à quelque moment que nous ayons à y faire face.

Premièrement : Pour empêcher la mise en place d'un dispositif offensif, une stricte »quarantaine » sera appliquée sur tout équipement militaire offensif à destination de Cuba. Tous les bateaux à destination de Cuba, quels que soient leur pavillon ou leur provenance seront interceptés et seront obligés de faire demi-tour s'ils transportent des armes offensives. Si besoin est, cette quarantaine sera appliquée également à d'autres types de marchandises et de navires. Pour le moment cependant, nous ne cherchons pas à priver la population cubaine des produits dont elle a besoin pour vivre, comme les Soviétiques tentèrent de le faire durant le blocus de Berlin en 1948.

Deuxièmement : J'ai donné des ordres pour que l'on établisse une surveillance étroite, permanente et plus étroite de Cuba et la mise en place d'un dispositif militaire.

Troisièmement : Toute fusée nucléaire lancée à partir de Cuba, contre l'une quelconque des nations de l'hémisphère occidental, sera considérée comme l'équivalent d'une attaque soviétique contre les Etats-Unis, attaque qui entraînerait des représailles massives contre l'Union soviétique.

Quatrièmement : Comme précaution militaire impérieuse, j'ai renforcé notre base à Guantanomo.

Cinquièmement : Nous avons demandé ce soir la convocation immédiate de l'organisme de consultation des Etats américains, afin de prendre en considération cette menace à la sécurité du continent. Nos autres alliés de par le monde ont également été prévenus.

Sixièmement : Conformément à la Charte des Nations unies, nous demandons ce soir une réunion d'urgence du Conseil de Sécurité afin de répondre à la plus récente menace soviétique à la paix du monde. La résolution que nous nous proposons de soumettre consiste à prévoir le démantèlement rapide et le retrait de toutes les armes offensives de Cuba, sous le contrôle d'observateurs de l'ONU, avant que l'embargo ne puisse être levé.

Septièmement et finallement : Je fais appel à M. Khrouchtchev afin qu'il mette fin à cette menace clandestine, irresponsable et provocatrice à la paix du monde et au maintien de relations stables entre nos deux nations. Je lui demande d'abandonner cette politique de domination mondiale et de participer à un effort historique en vue de mettre fin à une périlleuse course aux armements et de transformer l'histoire de l'homme.

Le prix de la liberté est toujours élevé, mais l'Amérique a toujours payé ce prix. Et il est un seul chemin que nous ne suivrons jamais : celui de la capitulation et de la soumission. Notre but n'est pas la victoire de la force mais la défense du droit. Il n'est pas la paix aux dépens de la liberté, mais la paix et la liberté dans cet hémisphère et, nous l'espérons, dans le monde entier. Avec l'aide de Dieu, nous atteindrons ce but.

La crise des missiles de Cuba est une suite d'événements survenus du 16 octobre au 28 octobre 1962 et qui ont opposé les États-Unis et l'Union soviétique au sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire des États-Unis depuis l'île de Cuba, qui ont mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire.

Moment paroxystique de la guerre froide, la crise de Cuba souligna les limites de la coexistence pacifique, et se solda par un retrait de l'URSS en échange d'une concession publique et de deux promesses confidentielles accordées par l'administration Kennedy. En apparence mineures à l'époque, elles ont été considérées en Occident dans les décennies suivantes comme très contraignantes pour la politique extérieure des États-Unis. Un « téléphone rouge » reliant directement la Maison Blanche au Kremlin fut installé après la crise afin de pouvoir établir une communication directe entre l'exécutif des deux superpuissances et éviter qu'une nouvelle crise de ce genre ne débouche sur une impasse diplomatique. La résolution de cette crise ouvrit la voie à une nouvelle période de la guerre froide, la Détente.

John s'entoure de ses principaux conseillers pour composer son futur gouvernement. Il n'a que deux mois devant lui. Le programme de la NOUVELLE FRONTIÈRE porte désormais l'espoir des Américains et des autres citoyens du monde.



La nouvelle frontière est celle qui sépare, pour les pays industriels modernes (ceux des rives de l'Atlantique en particulier), l'époque où le cadre national et le régime parlementaire tenaient debout, de notre époque où ils s'effondrent.

La nation, c'est d'abord la défense nationale; l'idée de patrie tracée sur la carte, l'idée de frontière à défendre, l'idée de souveraineté d'un peuple et de son gouvernement sur un territoire.

La bombe atomique a pulvérisé ces notions-là. Mais quinze ans après Hiroshima, en 1960, on pouvait encore faire semblant de ne pas s'en apercevoir. Et les hommes d'Etat faisaient semblant. Les présidents des Etats-Unis faisaient comme si eux-mêmes, et leurs homologues à Moscou, allaient pour toujours avoir le monopole de ces armes capables de détruire l'univers, Kennedy, le premier, déchira le voile.

Il entreprit de montrer à ses compatriotes, et à nous tous, ce qu'il y avait derrière la Nouvelle Frontière: un monde que la dissémination des armes atomiques conduirait inévitablement à l'apocalypse. Un univers morcelé en nations souveraines et atomiques, c'est le chaos. Kennedy, le premier, a refusé de fermer les yeux devant cette vérité toute nouvelle, il l'a proclamée. Puis il a cherché une solution.

Il ne l'a trouvée que partiellement. Avec Moscou, il a élaboré et signé un traité qui, s'il était adopté par tous les pays du monde, pourrait amorcer une solution. Mais il ne l'est pas. Ni la Chine à l'est, ni la France à l'ouest, ne l'ont accepté. Dans cette faille, irrésistiblement, d'autres gouvernements s'engouffreront.

D'ailleurs le traité de Moscou exigeait un complément: le moyen d'associer réellement les pays non atomiques aux décisions atomiques. Par exemple, pour commencer, au sein de l'Alliance Atlantique. Kennedy, pressé par le temps, a proposé la "force nucléaire multilatérale", mais elle n'est guère qu'une association symbolique. La MLF sera sans doute enterrée à côté de lui.

Kennedy n'a pas abouti. Mais il a eu l'incomparable mérite de poser ce problème, neuf et terrible, et de lui chercher une réponse. Personne avant lui ne l'avait fait. Et ceux qui nient la réalité de la question pour transférer purement et simplement la souveraineté nationale au niveau atomique, seront désavoués par les peuples et par l'Histoire. Kennedy avait cent fois raison.

La Nouvelle Frontière, c'était donc celle qui s'étend au-delà de l'ère des nations. C'est aussi celle au-delà de laquelle le régime d'Assemblée n'a plus cours.

L'arme atomique, à elle seule, sans doute, suffirait (par sa fameuse et terrible question: qui appuie sur la gâchette?) à disqualifier le parlementarisme sous sa forme traditionnelle. Il y a d'autres raisons: l'avènement de l'automation et la révolution scientifique. Ce sont des forces qui, en dehors de toute guerre atomique, peuvent faire exploser nos sociétés. Elles posent le problème de l'Etat.


«...Le jeune président sera confronté bientôt par un Himalaya de problèmes : ce qui est normal. D'autre part, l'homme a des ressources, une étonnante vitalité d'esprit, une franchise qui plaît et une conception réaliste de sa tâche. Le monde, on s'en doute et les signes sont déjà trop clairs, entre dans une période dramatique. La division en deux blocs semble à jamais inscrite dans les annales du temps. Le monde libre est inquiet, le monde assujetti affiche une arrogance fiévreuse. À quand l'affrontement ? Il faudra un tact infini, une prudence méticuleuse, en même temps de la rigueur et de la détermination pour conduire le monde démocratique et si redoutable que cela soit au jeune président américain, la moindre erreur ne sera pas permise. Appuyé sur un peuple qui est à la veille d'apprendre que la vie facile et la prospérité ne sont pas éternelles, M. Kennedy aura l'obligation de mettre en oeuvre des mesures parfois dures, toujours nécessaires. Noblesse oblige, disait-on autrefois. Puissance oblige, doit-on dire aujourd'hui.»
La Presse (Québec, Canada), 10 novembre 1960, p. 4.

L'arrivée de Kennedy à la Maison-Blanche a fait souffler un vent nouveau sur les structures pyramidales de prise de décisions de son prédécesseur, le général Dwight D. Eisenhower. Les anciennes méthodes furent très vite abandonnées au profit d'une organisation « en forme de roue », que Kennedy affectionnait tout particulièrement, dans laquelle tous les rayons menaient au président. Ce rôle très central du président permis une prise de décision plus rapide dans un contexte mondial agité. Il choisit de nommer des personnes aux expériences variées pour servir dans son cabinet. « Nous pouvons apprendre notre boulot ensemble » exposa-t-il au moment d'énoncer les noms des membres de son cabinet. Le frère de Kennedy, Robert F. Kennedy, fut nommé en tant que procureur général et il fut couramment désigné comme étant « l'assistant du président » en raison de sa forte influence sur John F. Kennedy. Le vice-président Lyndon B. Johnson fut relativement mis à la marge pendant toute la durée du mandat de Kennedy.

Cabinet du président 

John Fitzgerald Kennedy              

(1961-1963) 

Vice-président Lyndon B. Johnson (1961-1963)

Secrétaire d'État Dean Rusk (1961-1963)

Secrétaire du Trésor Douglas Dillon (1961-1963)

 Secrétaire à la Défense Robert McNamara (1961-1963) Procureur général Robert Francis Kennedy (1961-1963) Postmaster General J. Edward Day (1961-1963) • John A. Gronouski (1963)

 Secrétaire à l'Intérieur Stewart Lee Udall (1961-1963) Secrétaire à l'Agriculture Orville Freeman (1961-1963) Secrétaire au Commerce Luther H. Hodges (1961-1963) Secrétaire au Travail Arthur Goldberg (1961-1963) • W. Willard Wirtz (1962-1963) 

Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Abraham A. Ribicoff (1961-1962) • Anthony J. Celebrezze (1962-1963)

Chronologie

1961


20 janvier : entrée en fonction de John F. Kennedy comme 35e président des États-Unis. Son discours est resté dans la mémoire des Américains : « Vous qui, comme moi, êtes Américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde. ».
2 février : Kennedy propose au Congrès sa politique sociale afin de mettre fin à la récession économique. Elle inclut un programme de tickets-nourriture et un accroissement des allocations pour les chômeurs et les personnes sans ressources.
1er mars : Kennedy signe un décret créant les Corps de la Paix, l'une des institutions les plus marquantes de son gouvernement. Il en confie la direction à son beau-frère Sargent Shriver.
28 mars : Il lance un programme d'armement parmi les plus importants en temps de paix. Il double le nombre de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux Polaris, augmente le nombre de bombardiers stratégiques et augmente celui des autres missiles; il accroît aussi le nombre de divisions en état d'alerte et quadruple les unités de luttes anti-guérillas.
16-18 avril : le gouvernement Kennedy tente d'appliquer un plan initialement préparé par Dwight Eisenhower, pour renverser Fidel Castro, le président cubain communiste. Avec l'aide de la CIA, 1 500 exilés cubains retournent dans l'île et tentent de rallier la population ; c'est un échec qui est connu sous le nom de « l'invasion de la baie des Cochons ». En moins de deux jours, Kennedy refusant tout appui aérien, le gouvernement castriste tue ou fait prisonnier les exilés et Kennedy doit négocier leur libération. Elle sera obtenue après 20 mois au prix de 53 millions USD en nourriture et médicaments. Kennedy, dans un discours, se déclare seul responsable du désastre, mais en privé, il déclare que la CIA lui a menti et l'a manipulé pour qu'il donne l'ordre de l'invasion totale de Cuba. Allen Welsh Dulles, directeur de la CIA, sera limogé et le reste du mandat de Kennedy sera marqué par une certaine méfiance envers la communauté des services de renseignements (CIA)
La capsule Friendship 7 présentée à Kennedy par John Glenn.
25 mai : Kennedy prononce le Special Message to the Congress on Urgent National Needs, le fameux discours qui donne le coup d'envoi du programme lunaire américain. « Notre nation doit s'engager à faire atterrir l'homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie.»
Il répond ainsi à l'URSS qui, en pleine guerre froide, avait pris plusieurs longueurs d'avance dans la conquête spatiale. Il conforte le concept de Nouvelle Frontière de l'espace, qu'il avait déjà évoqué dans un discours d'investiture comme candidat à l'élection présidentielle, le 15 juillet 1960.
John F. Kennedy prononce le discours annuel sur l'état de l'Union, en 1963. Assis derrière lui, le vice-président Lyndon Johnson et le président de la Chambre, John McCormack.
13 août : le gouvernement est-allemand, sous le contrôle de l'URSS, commence la construction du Mur de Berlin séparant les secteurs Est et Ouest de la ville afin d'empêcher l'exode de la population vers l'Ouest. Bien que cet acte soit contraire à l'accord entre les quatre grandes puissances, Kennedy ne l'empêche pas, car il est en vacances et ne jugera pas utile d'interrompre son voyage. Il ne fera pas grand chose non plus lors de l'extension de la frontière entre la RDA et la RFA sur 155 km.
3 septembre : Kennedy signe la loi sur le salaire minimum et étend son domaine d'application.
30 septembre : un étudiant noir, James H. Meredith, s'inscrit pour la première fois à l'université d'État du Mississippi ; des manifestants s'opposent à la déségrégation et le ministre de la justice, Robert Kennedy - frère du président - utilise 23 000 agents fédéraux pour contrer les manifestants. Les échauffourées font deux morts parmi les manifestants et 160 blessés parmi les forces de l'ordre.
30 novembre : Kennedy signe le National Security Action Memorandum 115, autorisant l'utilisation de défoliant au Sud-Vietnam. Selon Richard Reeves et Noam Chomsky, il a également autorisé, à la fin de l'année 1961, le recours au napalm pour détruire les récoltes et le couvert végétal. Seymour Hersh ajoute qu'il a permis d'étendre son emploi à l'encontre de cibles civiles24. Il lance des programmes de transfert de populations dans des « hameaux stratégiques », à savoir selon Chomsky des camps de concentration ou des bidonvilles.

1962

12 septembre : dans le cadre de la course à l'espace, il prononce son discours We choose to go to the Moon, qui influence de façon majeure la politique spatiale américaine.
14 octobre : des avions espions américains U2 photographient des sites de missiles soviétiques en construction à Cuba. Kennedy est confronté à un dilemme : soit il attaque les sites en risquant une confrontation nucléaire avec l'URSS, soit il ne fait rien et les États-Unis doivent vivre sous la menace d'armes nucléaires tactiques près d'eux. Kennedy décide un blocus de l'île et entame des négociations avec le président du Conseil des ministres soviétique Nikita Khrouchtchev. Un accord sera trouvé après plusieurs semaines de négociations diplomatiques, les États-Unis s'engageant à ne pas envahir Cuba mais refusent publiquement les demandes de la part de l'U.R.S.S. de retirer leurs missiles implantés en Turquie. Ces demandes lui seront cependant accordées secrètement en avril 1963 par Robert Kennedy.
5 juillet : John Fitzgerald Kennedy prononce un discours félicitant l'indépendance de l'Algérie

1963

11 juin : À la suite de la crise qui oppose le gouverneur de l'Alabama George Wallace, qui refuse l'inscription de deux jeunes étudiants noirs à l'université d'Alabama, au gouvernement fédéral, Kennedy prononce un discours sur les droits civiques : « Nous sommes, à la fois en tant que pays et en tant que peuple, face à une crise des valeurs morales ».
26 juin : Kennedy visite Berlin Ouest et prononce avec Willy Brandt et Konrad Adenauer un discours resté célèbre durant lequel il lancera la phrase (de) « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »)
28 août : Kennedy rencontre Martin Luther King Jr et les autres dirigeants du mouvement pour les droits civiques après une manifestation, qui rassemble plus de 250 000 Américains, devant le mémorial au président Lincoln.
30 août : Nouvel accord Kennedy-Khrouchtchev : mise en place d'un téléphone rouge entre la Maison-Blanche et le Kremlin.
Octobre : Kennedy envisage un désengagement des conseillers militaires américains au Viêt Nam et un accroissement de l'aide pour l'entraînement des forces sud-vietnamiennes.
7 octobre : Kennedy signe le Traité d'interdiction des essais nucléaires, élaboré à Moscou le 5 août 1963, le premier permettant d'envisager un désarmement.
Kennedy signe le traité d'interdiction des essais nucléaires, le 7 octobre 1963.
21 novembre : Il prépare sa politique de « lutte contre la pauvreté » pour son programme d'action à mettre en œuvre en 1964
22 novembre : Il entame la campagne pour sa réélection par un voyage au Texas. L'avion présidentiel Air Force One atterrit sur l'aéroport de Dallas Love Field, où Kennedy et son épouse sont accueillis chaleureusement. À 12 heures 30, alors que le cortège présidentiel traverse Dealey Plaza, plusieurs coups de feu sont tirés, le gouverneur du Texas, John Connally, est touché, Kennedy est atteint en pleine tête. Il décède peu de temps après à l'hôpital Parkland. Son assassinat reste à ce jour, pour beaucoup, non résolu, alimentant les rumeurs et les hypothèses les plus folles. Le 27 septembre 1964, la commission d'enquête désignée par Lyndon Johnson, connue sous le nom de Commission Warren, conclut que Lee Oswald a agi seul dans l'assassinat du président et la blessure du gouverneur du Texas.
25 novembre : le président est enterré au cimetière militaire d'Arlington.

Les présidents Lincoln et Kennedy :

des coïncidences troublantes ?

SAVOIR POURQUOI J.KENNEDY ET A. LINCOLN FIGURENT ENSEMBLE DANS LES TABLEAUX ET LES FRESQUES D'EXPOSITION

LINCOLN

une figure historique

pour

KENNEDY



Lincoln et Kennedy ont souvent fait l'objet de comparaisons. Leur disparition tragique (partagée d'ailleurs par deux autres présidents américains également assassinés, les républicains James A. Garfield le lundi 19 septembre 1881 et William McKinley en septembre 1901) et le fait que Lincoln représentait une figure historique pour Kennedy, ne sont sans doute pas étrangers à ce rapprochement, d'autant que les deux personnages se suivent directement dans l'ordre alphabétique des présidents américains.

Abraham Lincoln fut élu au congrès en 1846. John F. Kennedy fut élu au congrès en 1946.

Abraham Lincoln fut élu président en 1860. John F. Kennedy fut élu président en 1960.

Les noms Lincoln et Kennedy sont composés de 7 lettres.

Les deux furent très attachés à la défense des droits civils.

Les épouses des deux présidents perdirent leur enfant alors qu'elles vivaient à la Maison Blanche.

Les deux présidents furent tués d'une balle dans la tête. Les deux présidents perdirent la vie un vendredi.

La secrétaire de Lincoln s'appelait Kennedy. La secrétaire de Kennedy s'appelait Lincoln.

Les deux présidents furent assassinés par des « sudistes ». Les deux présidents eurent pour successeur un « sudiste ».

Le nom de chacun de leurs successeurs comportait 7 lettres, les deux s'appe laient Johnson.

Andrew Johnson, qui succéda à Lincoln, est né en 1808. Lyndon Johnson, qui succéda à Kennedy, est né en 1908.

John Wilkes Booth, qui assassina Lincoln, est né en 1839. Lee Harvey Oswald, qui assassina Kennedy, est né en 1939.

Les deux assassins étaient connus par leurs trois noms. Le total respectif des lettres de leurs trois noms comporte 15 lettres.

Lincoln mourut dans un théâtre appelé « Kennedy ». Kennedy mourut dans une voiture appelée « Lincoln ».

John Wilkes Booth tenta de s'échapper depuis un théâtre et fut arrêté dans un immeuble. Lee Harvey Oswald tenta de s'échapper depuis un immeuble et fut arrêté dans un théâtre.

Booth et Oswald furent assassinés avant leur procès...

« Abraham Lincoln fut élu président en 1860. John F. Kennedy fut élu président en 1960 »

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